Newsletter d’association loi 1901 : exemples et idées pour vos adhérents
Par: Kazushi Inui (Newsletter Ready) ・ Dernière mise à jour:
La newsletter d’une association loi 1901 sert d’abord à ses adhérents : rentrée et inscriptions, calendrier des activités, assemblée générale, appels à bénévoles. Les clubs sportifs, les associations culturelles, les associations de parents d’élèves ou de quartier publient souvent déjà ces nouvelles sur leur site. Cette page donne des exemples de newsletter à adapter, des idées pour l’année et les règles de la CNIL pour écrire à vos membres.
Pourquoi la newsletter d’une association s’arrête
Dans beaucoup d’associations, la lettre d’information repose sur un ou une bénévole du bureau. Quand cette personne change de rôle ou manque de temps, la newsletter s’arrête, et les adhérents ne lisent plus que les messages urgents.
Les actualités du site, le calendrier et les comptes rendus contiennent déjà l’essentiel. Construire chaque numéro à partir de ces pages évite de tout réécrire.
Idées de newsletter au fil de l’année associative
- Septembre : rentrée, reprise des activités, forum des associations, ouverture des adhésions et des inscriptions
- Octobre–novembre : calendrier de la saison, appel à bénévoles, premières rencontres ou sorties
- Décembre : fête de fin d’année, bilan du trimestre, remerciements aux partenaires
- Janvier–mars : convocation et ordre du jour de l’assemblée générale, puis compte rendu et nouveau bureau
- Printemps : tournois, spectacles, kermesse ou vide-grenier, recherche de bénévoles pour l’organisation
- Juin–juillet : fin de saison, résultats, dates de la rentrée et préinscriptions
Exemple 1 : la rentrée et les adhésions
Objet : « La saison reprend le [date] : adhésions ouvertes »
Bonjour [Prénom], la saison [année] de [Association] reprend le [date]. Les adhésions sont ouvertes dès maintenant : [lien vers le formulaire]. Vous trouverez les créneaux et les tarifs sur notre site : [lien]. Nous serons aussi présents au forum des associations le [date] à [lieu]. Au plaisir de vous retrouver, [Prénom], pour le bureau de [Association].
Exemple 2 : la convocation à l’assemblée générale
Objet : « Assemblée générale le [date] : ordre du jour »
Bonjour [Prénom], l’assemblée générale de [Association] aura lieu le [date] à [heure], à [lieu]. Ordre du jour : rapport moral, rapport financier, [autres points], élection des membres du bureau. Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez donner pouvoir à un autre adhérent : [modalités prévues par vos statuts]. Les documents sont en ligne : [lien].
Vérifiez dans vos statuts le délai et la forme de convocation prévus : la newsletter ne remplace pas une convocation si vos statuts en exigent une autre forme.
Exemple 3 : un événement et un appel à bénévoles
Objet : « [Événement] le [date] : on a besoin de vous »
Bonjour [Prénom], le [date], [Association] organise [événement] à [lieu]. Pour que la journée se passe bien, nous cherchons [nombre] bénévoles pour [tâches : accueil, buvette, installation]. Inscrivez-vous ici : [lien]. Le programme complet est sur notre site : [lien]. Merci d’avance !
Écrire à vos adhérents : ce que dit la CNIL
Selon le guide RGPD de la CNIL pour les associations, une association peut communiquer à ses membres et adhérents par courriel des informations liées à son activité (événements à venir, lettre d’information) à deux conditions : les personnes ont été informées de cet usage au moment de la collecte, et elles peuvent s’opposer à recevoir ces informations. Chaque envoi doit permettre de s’y opposer simplement et gratuitement, par exemple avec un lien de désinscription en bas de la lettre.
Pour écrire par voie électronique à des personnes qui ne sont pas membres (prospects), la CNIL cite le consentement comme base légale. Pour transmettre les coordonnées d’adhérents à une autre association, les personnes doivent avoir été informées et avoir pu s’y opposer dès la collecte ; pour de la prospection commerciale par voie électronique, il faut leur accord explicite.
La CNIL recommande de conserver les données d’un adhérent trois ans après la fin de son adhésion, par exemple pour les relances d’adhésion, avec à chaque envoi la possibilité de s’y opposer. Ensuite, demandez-lui s’il souhaite continuer à recevoir vos messages ; sans réponse, ses données sont supprimées ou archivées.
Associations à objet politique, philosophique, religieux ou syndical : l’appartenance à votre association peut révéler une donnée sensible (article 9 du RGPD). Le fichier doit alors concerner uniquement vos membres, anciens membres ou contacts réguliers, et ne pas être communiqué à l’extérieur sans leur accord.
Indiquer l’usage dès le bulletin d’adhésion
Le plus simple est de l’écrire sur le bulletin d’adhésion, papier ou en ligne : « Vos coordonnées sont utilisées par [Association] pour la gestion de votre adhésion et pour vous envoyer sa lettre d’information. Vous pouvez vous en désinscrire à tout moment grâce au lien présent dans chaque envoi. » Ajoutez un lien vers votre politique de confidentialité.
Si vous faites appel aux dons
Si votre association est reconnue d’intérêt général, rappelez que les dons des particuliers ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant, dans la limite de 20 % du revenu imposable (75 % jusqu’à 2 000 € par an pour les organismes d’aide aux personnes en difficulté). Vérifiez votre éligibilité avant de l’écrire. Pour une newsletter tournée vers les donateurs, voir aussi notre page sur la newsletter d’association caritative.
Questions fréquentes
Une association peut-elle envoyer une newsletter à ses adhérents sans consentement ?
Selon le guide de la CNIL pour les associations, oui pour les informations liées à la vie de l’association, si les adhérents ont été informés de cet usage lors de la collecte et peuvent s’y opposer, avec un moyen simple et gratuit de se désinscrire dans chaque envoi.
À quelle fréquence envoyer la newsletter d’une association ?
Un rythme mensuel convient à la plupart des associations, avec un numéro supplémentaire à la rentrée, avant l’assemblée générale ou avant un grand événement.
Combien de temps garder l’adresse d’un ancien adhérent ?
La CNIL recommande trois ans après la fin de l’adhésion. Ensuite, demandez-lui s’il souhaite continuer à recevoir vos messages ; sans réponse, supprimez ou archivez ses données.
Newsletter Ready est-il gratuit pour une petite association ?
L’offre gratuite couvre 300 abonnés et 4 numéros par mois, sans limite de durée.
Comment Newsletter Ready vous aide
Newsletter Ready lit chaque heure la page d’actualités ou de blog de votre site, ou son flux RSS, et récupère jusqu’à 10 nouveaux articles. Il rédige un numéro à partir de 6 articles au plus parmi les plus récents que vous n’avez pas encore utilisés.
Le brouillon n’utilise que des faits présents dans vos articles et place un lien vers la source sous chaque section. Rien n’est envoyé avant votre validation.
Les informations sur l’expéditeur et le lien de désabonnement sont ajoutés automatiquement. Les lecteurs se désabonnent en un clic, et les adresses en rebond ou à l’origine d’une plainte sont supprimées. Vous pouvez enregistrer la base légale de chaque abonné.
Indiquez l’URL de votre site sur la page d’accueil pour obtenir un numéro d’exemple en une minute environ, sans inscription. L’offre gratuite couvre 300 abonnés et 4 numéros par mois.
La newsletter par secteur d’activité
- Newsletter immobilière : quoi envoyer et à quelle fréquence
- Newsletter de restaurant : menus, événements et horaires
- Idées de newsletter pour experts-comptables et cabinets comptables
- Newsletter associative : garder vos soutiens informés
- Newsletter B2B : comment la lancer et quoi envoyer à vos contacts professionnels
- E-mail d’invitation à un webinaire : quand l’envoyer et quoi écrire
- Newsletter e-commerce : des idées au-delà des promotions
- Newsletter pour artisans du bâtiment : rester en contact avec vos clients
Sources
- CNIL : Guide de sensibilisation au RGPD pour les associations (PDF)
- Service-Public.fr : Réduction d’impôt pour un don à une association
- RGPD (règlement (UE) 2016/679), article 9
- CNIL : Les règles d’or de la prospection par courrier électronique
- Article L34-5 du Code des postes et des communications électroniques (Légifrance)
Cette page est une information générale et ne constitue pas un conseil juridique.